Comme le dit le vieil adage, il est souvent préférable d’être seule que mal accompagné. Pourtant, Dieu sait si je croise encore souvent des personnes m’avouant à demi-mots ne pas être heureux dans leur couple. En creusant un peu, on s’aperçoit que le seul frein au passage à une vie plus épanouie tient en un seul mot : la peur. La peur des conflits qui pourront naître d’une décision radicale. La peur de culpabiliser d’être celle ou celui qui quitte l’autre. Mais surtout, la peur de vivre seul(e).
Le poids de la culpabilité
Je peux comprendre la peur de souffrir d’une forme de culpabilité. Le fait de reconnaître que la vie alors choisie n’est plus à même de créer et de maintenir l’environnement nécessaire à l’épanouissement personnel est difficile à assumer. Alors quand, de surcroît, notre décision doit plomber l’illusion de bonheur vécue par l’autre, les sentiments et les émotions se mélangent dans un grand maelstrom souvent incontrôlable. Parce que le but n’est pas de faire mal à l’autre mais bien d’essayer autre chose pour son propre bien-être.
Je peux également comprendre la peur des conflits. Certaines personnes sont très mal à l’aise en situation d’opposition frontale et préfèrent finalement se convaincre que leur vie n’est pas si mauvaise plutôt que de risquer le conflit ouvert. J’émets toutefois un doute quant à cette stratégie car, au fil du temps, le profil glisse dangereusement vers une perte de l’affirmation de soi et de la confiance personnelle indispensable à toute réussite, individuellement comme en couple. D’autant qu’aujourd’hui, les divorces sans heurts majeurs sont légion. Le divorce à l’amiable, en vigueur depuis le 1er janvier 2017, en est d’ailleurs en partie responsable. Une procédure accélérée, sans juge, permet d’éviter la stagnation d’un conflit larvé et l’émergence des ressentiments avec le temps qui file.
On n’est jamais seul !
Mais pourquoi diable avoir autant peur de la solitude ? Indépendamment des arguments bateau en faveur du célibat (horaires libres, temps pour soi voire liberté totale), c’est surtout le choix de sa philosophie de vie qui prime. Il est clair que si la solitude est subie, elle est mal vécue. Mais dès lors qu’elle résulte d’un choix actif et qu’elle permet de mettre en place les éléments de son épanouissement, elle se révèle extrêmement riche.
Cœur & relationsMeilleurs couples du zodiaque : les unions astrologiques les plus fortesMieux encore. Je n’ai jamais eu de vie sociale aussi développée que depuis que je suis célibataire. Le fait est qu’au sein d’un couple, on se sent toujours obligé de faire les choses à deux. Cette attente de l’assentiment de l’autre n’existe pas quand on vit seul(e). On choisit ses moments. On choisit quand on décide d’aller vers les autres et quand on se recentre sur soi-même. Et, à bien y regarder, on n’est jamais seuls. La solitude ne peut réellement exister sur cette planète. Même un ermite perdu au fonds des bois d’une vallée lointaine aura tôt ou tard un contact avec un autre humain. La solitude ne rend fou que les personnes qui la craignent et la subissent. Pour les autres, c’est un pur bonheur à vivre.




